RDV avec moi-même

Voyage en Pays Zen

Voilà plus de 8 mois que j’ai entrepris ce long voyage vers la sérénité et le zen.
Yoga, pilates, méditation, feng shui….
Naturellement, je suis plutôt une fille cool, un peu "hippie" et ma chanson préférée est Imagine de John Lennon.
Donc on pourrait dire que j’ai de bonnes dispositions au départ!
Et je ne pense que du bien de toutes ces pratiques.

Une expérience pas si évidente...
Pourtant, très vite j’ai réalisé que ce n’était pas aussi simple. Mon corps et ma tête ne suivaient pas forcément le même tempo!
Entre vouloir être zen et pouvoir le devenir, c'était une sacrée expérience personnelle.
Il fallait apprendre des choses et en oublier d’autres… Certaines étaient faciles tandis que d’autres semblaient inaccessibles.
J’avançais puis j’avais la sensation de piétiner.

Et puis dans mes cours, je regardais les autres…
Ceux et celles qui pratiquent le zen avec un tel naturel, une telle aisance, tout en sourire et en bienveillance, super doués, super inspirés, super en avance sur moi…
Je l'avoue, parfois j'ai envié et j'ai même ricané... 

Quelle honte! Quel désespoir!
Mais ai-je eu envie d’abandonner en chemin?
Jamais!
Me poser et comprendre oui!
Changer peut être, sûrement, mais rester aussi ce que je suis!
Juste moi en mieux en quoi!

Alors avant de commencer à raconter mes aventures, voici en guise de préambule, un petit conte chinois, si joli et si vrai que mon amie Cécile a eu la gentillesse de m’envoyer!
Un petit pas qui est un pas de géant : commencer par s'accepter dans sa singularité et avec ses imperfections

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. 

A la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié rempli d'eau.

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa un jour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. 

"J'ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison".

La vieille dame sourit : "As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin et qu'il n'y en a pas de l'autre côté ?

J'ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.

Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison"